Travail et écologie

Qu'est-ce qu'une Région écologique ?

C’est une Région qui réussit la transition écologique grâce à une participation citoyenne permanente. Le modèle sur lequel est fondée notre société (« je crée de la richesse et ensuite je la répartie ») n’est pas soutenable sur la durée. On le sait maintenant. On est arrivé au pied du mur. La Région a la compétence de l’aménagement du territoire. C’est une compétence stratégique pour permettre l’évolution de nos manières de consommer et de produire.

Pour une économie de la proximité et du savoir-faire

On ne peut pas, d’une part, avoir favorisé la croissance de grands groupes industriels et financiers et, de l’autre, laisser les citoyens se débrouiller seuls pour pallier les conséquences sur la santé, l’environnement, le climat et le creusement des inégalités sociales, de la croissance démesurée depuis quatre ou cinq générations.

Relocaliser l'activité économique et développer le lien social

Pour diminuer le niveau de consommation énergétique, la croissance technologique n’est pas en capacité de répondre aux problèmes dont elle est, elle-même, l’origine. Les solutions résident dans le fait de relocaliser l’activité économique et de développer le lien social.

Le critère financier doit-il être le plus important pour orienter l'ensemble de nos activités ?

Le critère financier a pris une place démesurée, voire nocive, dans notre société. Et c’est l’une des raisons principales pour lesquelles nous sommes là. Notre candidature est issue de cette terrible réalité. Le critère de rentabilité qui guide les décisions économiques s’est imposé aux décisions politiques, censées porter l’intérêt général. Or ce critère est extrêmement simpliste et, au final, aveugle. La fameuse fixation du juste prix à partir de la confrontation entre l’offre et la demande est un mythe qui est devenu un conte à dormir debout. Le prix ne peut refléter la réalité de ce qui a été détruit en amont de la production d’un bien, des ressources non renouvelables, de la casse sociale, de la désertification des territoires, ni en aval avec des déchets non biodégradables ni recyclables et des maladies dites de “civilisation”. 
 
Et pourtant c’est sur cette fixation à l’aveugle des prix que repose notre système économique et social qui nous conduit dans une impasse sans issue. Comment en est-on arrivé là ? A l’évidence, il y a un problème démocratique majeur. La démocratie représentative touche aujourd’hui à ses limites. Si une part significative de nos concitoyens ne se sentent plus représentés, c’est finalement assez logique. Cette Terre de feu et de glace où beaucoup trop de gens restent sur le carreau, ils ne l’ont pas demandé, ni souhaité. Mais personne ne leur a demandé leur avis. 
 
Jérémy Clément, artisan entrepeneur dans le bâtiment

On aime l'artisanat

L’artisan est un acteur puissant de la transition écologique de l’économie. Pourtant, force est de constater, qu’à l’inverse de la raison, de la précaution et de la compréhension de notre rapport à la nature, depuis plus d’un demi-siècle, les politiques ont favorisé l’émergence de grands groupes industriels, agro-alimentaires et financiers. À quoi cela a-t-il conduit finalement ? à de la casse sociale et environnementale, à des artisans qui subissent le poids des charges fiscales et administratives et embauchent moitié moins qu’il y a vingt ans, et à des centaines de métiers et savoir-faire oubliés. Sans doute plus grave encore : la fabrication standard et la distribution mondiale ne peuvent se faire qu’à grand renfort d’énergie, de consommation de ressources finies et de produits polluants. En tant que citoyens, nous ne voulons plus être prisonniers d’une consommation qui représente un danger pour notre avenir et celui de nos enfants.

Les candidat.e.s de la liste Démocratie EcoLogique s’engagent pour la défense, l’attractivité et le développement de tous les métiers de l’artisanat.

Travail et entraide : l’écologie du vivre ensemble

Le développement économique est au coeur des compétences de la région. Son rôle est essentiel pour que le développement économique ne soit pas seulement inégalitaire, destructeur de lien social et sans respect pour notre environnement. La crise sanitaire a accentué les menaces et les espoirs. Elle a accentué les menaces car les grands groupes de distribution, de logistique, de communication Internet ont été renforcés, tandis que les petits commerces, les PME et les PMI, les restaurants, les acteurs de la culture et du tourisme ont souffert au point de ne pas savoir quelle sera l’issue au sortir de la crise. Mais elle a accentué les espoirs car la création d’entreprise a augmenté d’un tiers en un an : des entreprises à taille humaine, riches en lien social et contributrice au développement local. La prise de conscience de la fragilité des marchés mondiaux et de l’avancée du dérèglement climatique s’est renforcée pendant ces longs mois de confinement, ainsi que la pensée, de plus en plus précise, de la nécessité d’un changement dans nos modes de production et de consommation.

Les candidat·e·s Démocratie EcoLogique s’engagent pour que le travail et l’entraide s’enracinent dans des territoires vivants par la relocalisation des activités et de nouvelles relations économiques dans la proximité.

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En faveur des entreprises de l'Économie Sociale et Solidaire

Notre politique économique favorisera l’accroissement de la part de l’ESS (Économie Sociale et Solidaire) dans l’économie régionale. Pour plusieurs raisons. 
 
  • En premier, parce que l’ESS offre une organisation démocratique interne que l’on ne retrouve pas dans les entreprises de l’économie conventionnelle. Il faut rappeler qu’une association c’est avant tout une organisation démocratique de la prise de décision, un membre égal une voix, à l’opposé de la logique décisionnelle fondée sur la détention du capital. 
  • En deuxième, parce que la logique de rentabilité qui conduit à privilégier l’achat de machines ou de logiciels sur l’achat de main d’oeuvre, ne prévaut pas dans l’ESS et que les entreprises sont donc plus riches en emplois. 
  • En troisième, parce que c’est la forme la plus adaptée à des projets de transition écologique dont les premiers bénéfices, en faveur du vivant, ne peuvent être monétisés.

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