Santé et handicaps visibles et invisibles

La pandémie du COVID19 a mis en lumière, si c’était encore nécessaire, à la fois la fragilité des équipements de santé et l’état de santé de la population. Le consumérisme que nous dénonçons a causé du tort : en aval, il a créé des déserts médicaux dans les territoires ; en amont, il a favorisé l’émergence de maladies auto-immunes, appelées “affections de longue durée” et, souvent, porteuses de handicap. En parallèle, depuis plus de 50 ans, la prévention santé et les médecines dites douces et naturelles ont été systématiquement et inexorablement écartées puis remisées.

Que reste-t-il aux citoyens que nous sommes pour prendre soin de notre santé ? Acheter et encore acheter : des médicaments industriels, des molécules synthétiques prescrites contre la douleur, aux effets secondaires significatifs, des médicaments dont l’efficacité n’est parfois pas prouvée… Acheter, même si cela guérit à court terme, et surtout sans savoir si cela créé des affections à long terme, acheter sans connaître comment vraiment préserver nous-mêmes notre santé et celle de nos enfants à long terme.

Les candidat·e·s de Démocratie ÉcoLogique s’engagent pour la santé et les handicaps visibles et invisibles !

Le système de santé est de la compétence de l’État, mais la Région possède de nombreuses cordes à son arc pour le rendre plus accessible, plus efficace et plus humain.

  • Premier combat : les déserts médicaux. Nous encouragerons les projets d’équipe dans les maisons de santé en lien avec les réseaux de prévention santé. La télé-médecine touche aux limites de la nécessaire connaissance mutuelle entre le médecin et son patient. La belle vocation du personnel de santé au service des personnes prend tout son sens dans la proximité et la durée. La Région Centre Val de Loire a ouvert un nombre important de maisons de santé et propose de salarier le personnel de santé qui le souhaite, afin d’offrir un cadre de travail stable pour des équipes pluridisciplinaires adhérant à un projet de territoire.
  • Deuxième combat : la dépendance vis-à-vis de la grande industrie pharmaceutique. Nous soutiendrons les initiatives permettant de retrouver, transmettre et diffuser la connaissance des médecines douces, fondées sur la science de l’observation de la nature et la prise en compte d’une vision globale de la personne. Nous proposerons de la formation professionnelle sur les médecines douces et les plantes médicinales autant pour des personnes souhaitant débuter un nouveau métier, que pour du personnel de santé expérimenté. Nous veillerons au dialogue entre les praticiens de la médecine conventionnelle et ceux de la médecine dite “alternative”, afin de créer de véritables collaborations bénéfiques pour les patients. Enfin, nous encouragerons la transmission et l’échange de savoirs auprès des familles pour la santé du quotidien.
  • Troisième combat : l’isolement des personnes porteuses de handicap visible et invisible. Les personnes porteuses de handicap sont au coeur du programme de Démocratie ÉcoLogique. Victimes d’accidents de la vie, mais aussi de tout un ensemble de pratiques industrielles de production et de consommation, la place qui leur est réservée dans la société n’est pas à la hauteur des valeurs démocratiques et citoyennes. La gestion administrative de la solidarité est de la compétence de l’État et du Département. Mais la Région a en charge les politiques de l’égalité et des mobilités. Au-delà des normes et des lois, trop rarement respectées dans les faits, nous nous engageons non seulement à veiller à leur respect, mais à entraîner les collectivités, avec lesquelles la région contracte pour la solidarité territoriale, à les rendre les plus humaines possibles dans leurs pratiques quotidiennes. Les personnes porteuses de handicap, par leur différence, nous apprennent beaucoup plus que la tolérance. Elles nous apprennent le vivre ensemble.
  • Quatrième combat : mieux vaut prévenir que guérir. Dans une société de consommation et de court terme, la prévention est logiquement reléguée à un rang subsidiaire. Or elle porte une profonde revendication sociale. Qui est exposé à la malbouffe, aux produits ultra-transformés et pauvres sur le plan nutritionnel ? Qui est exposé directement et pendant des années, aux produits chimiques, notamment issus du pétrole, de l’industrie chimique, du médicament, des produits de beauté, des produits d’entretien, de matériaux de construction, des pesticides…? Celles et ceux qui ont les revenus les plus modestes et qui paient de leur santé la mise sur le marché de produits de grande consommation. La prévention santé est la priorité de nos politiques publiques. Elle se traduira à la fois dans les politiques de l’agriculture et de l’alimentation en rendant accessible à tous une alimentation saine et de qualité, dans les politiques économiques, en permettant de se former et de travailler dans des entreprises à taille humaine, utilisant des techniques de transformation non polluantes et des matériaux biosourcés, enfin à travers les politiques de formation pour accompagner de futurs professionnels à la transition des pratiques de production et consommation et à l’inclusion sociale.