Les associations portent l’espoir d’une démocratie écologique

SOUTIEN AU MOUVEMENT ASSOCIATIF DU CENTRE VAL DE LOIRE
 
Les subventions des Régions françaises aux associations ont augmenté de 25 % en 6 ans. Pourquoi ? Parce que la précarité augmente régulièrement, le lien social se délite et que l’Etat se désengage gouvernement après gouvernement un peu plus. Donc il faut bien compenser d’une manière ou d’une autre. Ou, plutôt, comment faire autrement quand l’argent public manque, les fins de mois sont difficiles et les besoins de la population augmentent ? On parle d’alimentation solidaire, d’entraide, mais pas que. On parle tout simplement d’inscrire son enfant dans une activité sportive ou culturelle. Parce que ça aussi ça devient compliqué.
 
Il ne semble pas crédible d’imaginer à court terme le retour de l’Etat providence. Il faut donc se débrouiller autrement. Tout d’abord l’effort est là. Si on valorisait au prix marchand les services rendus par le monde associatif bénévole cela représenterait le budget annuel de l’Etat français soit 243 milliards d’euros par an. Mais cet effort sera-t-il durable ? 
 
Nous sommes dans un moment de bascule. Pour toutes les Régions, et on peut dire que la nôtre a anticipé ce moment. On est en train de passer d’un système où les associations jouaient un rôle d’appoint et étaient aidées pour cet appoint, à une société où les associations jouent un rôle central, par la force des choses. Et donc c’est toute la relation entre collectivités territoriales et le monde associatif que l’on doit rendre prioritaire. C’est le défi de la prochaine mandature régionale.
 
Pour cela, il faudra revoir la Charte des Engagements Réciproques entre le Mouvement associatif et la Région qui date de 2002. A partir du moment où on pose que le rôle des associations dans la société que nous voulons construire prend une nouvelle dimension, il faut pouvoir s’assurer qu’elles peuvent l’incarner durablement. Les 18 mois de crises sanitaire ont préservé les ressources des associations par absence d’activité, mais les bénévoles et surtout les cadres sont partis. A l’évidence, la nouvelle Charte entre le Mouvement Associatif et la Région doit répondre à cette fragilité structurelle. D’autant que nous sommes en pleine crise du bénévolat, de manière générale. Nous proposerons de nouveaux dispositifs régionaux plus puissants pour la détection, l’incitation, la formation et la fidélisation des bénévoles. C’est pourquoi une délégation à la vie associative nous semble assez incontournable pour concerter, définir et porter ces nouveaux dispositifs.
 
Toute notre candidature est fondée sur l’engagement citoyen. Sur la nécessaire prise de responsabilité de la part de personnes qui pensent que les choses ne vont pas dans le bon sens et qu’il est nécessaire de s’engager bénévolement. Oui, on assiste depuis une dizaine d’années à une vraie crise de l’action bénévole, faute de combattants. Mais nous voudrions apporter une bonne nouvelle. Au départ, les gens se retiraient de la vie de la cité en silence. Ils arrêtaient de voter. Ils étaient mécontents, mais le gardaient pour eux, stoïques. Puis on s’est réuni sur les ronds-points pour se le dire. Et aujourd’hui on a compris qu’on ne peut pas attendre que ça change tout seul. Qu’il faut s’engager. Nous sommes très confiants sur la réalité de ce désir d’engagement qui va se traduire en premier dans l’engagement associatif. 
 
Il y a un véritable fil rouge qui réunit les 89 candidat.e.s de notre liste dont la particularité est d’être la première liste citoyenne déposée en centre Val de Loire indépendante des partis politiques. Les 89 candidat.e.s ont choisi d’avoir une activité bénévole dans la vie de la Cité. Il y a parmi eux 22 responsables associatifs ou fondateurs d’associations, tous les autres étant au moins des membres actifs. 
 
On observe qu’une partie de la population, “les oubliés de la République”, intériorise le besoin de se débrouiller seule à travers une association d’entraide, de solidarité, de type AMAP, de transition écologique et énergétique… Sur le plan démocratique c’est un phénomène similaire. La majorité des candidat.e.s de Démocratie Ecologique, n’aurait sans doute pas été voter sans une liste 100% citoyenne. Puisqu’ils se débrouillent tout seuls, ils ne se sentent pas concernés non plus par un système politique qui ne les représente plus. 
 
C’est le sens aussi de l’action régionale que nous souhaitons renforcer en faveur du monde associatif : l’enjeu démocratique de la réconciliation entre les élus et les citoyens.