Le Bio au coeur de la transition écologique –
Grand débat organisé par BioCentre

BioCentre est la tête de réseau régionale pour l’agriculture et l’alimentation Bio. Elle a organisé jeudi 15 avril un grand débat avec les têtes de liste aux élections régionales sur les enjeux de l’agriculture biologique en Centre Val de Loire. Jérémy Clément représentait la liste Démocratie EcoLogique.

Verbatim :

  • “Rendre l’alimentation biologique, c’est-à-dire non chimique, accessible à tous. Cela devrait être la première préoccupation des élus : ne pas laisser la malbouffe rendre malades les pauvres parce qu’il n’ont pas le choix.”
  • “L’agriculture conventionnelle n’est pas soutenable. Pas à long terme. On se donne dix ans, quinze ans, mais on passe tous en Bio.”
  • “Il n’y a pas de conversion Bio à grande échelle sans re- découpage des parcelles. Les énormes exploitations ne peuvent se concevoir sans recours aux pesticides, à l’agriculture intensive et aux engrais minéraux. Idem pour l’élevage industriel, il est incompatible avec la Bio.”

1. Comment accompagner le secteur agricole vers un meilleur respect de l'environnement ?

Sans vision politique, toute mesure devient une rustine. Notre vision : il faut aller vers la Bio, et donc les mesures concrètes sont celles de l’accompagnement vers la Bio.

2. Quel rôle économique pour la Bio ?

L’agriculture biologique génère six fois plus d’emploi que l’agriculture conventionnelle. Elle met au centre la relation entre les humains et la terre. Elle est un outil essentiel de la transition écologique de l’économie locale.

3. Quels moyens pour maintenir les fermes en Bio ?

Il ne s’agit pas seulement de comptabiliser des projets de conversion à partir des fonds européens gérés par la Région, mais de les susciter, les accompagner dans une démarche personnalisée et territoriale.

4. comment soutenir le développement de la Bio dans le cadre des filières agricoles ?

L’aide régionale aux productions agricoles est organisée par filières selon des “CAP filières”. Une fois que l’horizon est posé de la conversion vers la Bio à terme, l’ensemble des plans d’action des CAP filières devra décliner cette conversion. De plus, un CAP Bio spécifique et transversal sera créé.

5. Une commission agriculture et alimentation avec participation citoyenne?

Rendre la Bio accessible à tous est une question de démocratie alimentaire, mais aussi une question de culture citoyenne. L’Assemblée Régionale Citoyenne jouera pleinement son rôle de facilitatrice pour l’instauration de nouvelles relations économiques dans l’alimentation.