En faveur des entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire

Notre politique économique favorisera l’accroissement de la part de l’ESS (Économie Sociale et Solidaire) dans l’économie régionale. Pour plusieurs raisons. 
 
  • En premier, parce que l’ESS offre une organisation démocratique interne que l’on ne retrouve pas dans les entreprises de l’économie conventionnelle. Il faut rappeler qu’une association c’est avant tout une organisation démocratique de la prise de décision, un membre égal une voix, à l’opposé de la logique décisionnelle fondée sur la détention du capital. 
  • En deuxième, parce que la logique de rentabilité qui conduit à privilégier l’achat de machines ou de logiciels sur l’achat de main d’oeuvre, ne prévaut pas dans l’ESS et que les entreprises sont donc plus riches en emplois. 
  • En troisième, parce que c’est la forme la plus adaptée à des projets de transition écologique dont les premiers bénéfices, en faveur du vivant, ne peuvent être monétisés. 
 
Pour développer l’ESS, nous agirons à la fois :
  • Sur la création à travers la facilitation du financement en nous appuyant sur France Active Centre Val de Loire et sur le réseau des Initiatives. 
  • En accompagnant la conversion des entreprises de l’économie conventionnelle en SCIC ou en SCOP comme le permet la loi, car sans accompagnement, les difficultés pratiques et règlementaires rendent cette conversion pour l’instant assez confidentielle. 
  • Nous proposerons à la CRESS de jouer un rôle particulier auprès des trois autres chambres consulaires pour amener les PME, PMI, commerces et artisans à se rapprocher des pratiques de l’ESS.
 
Nous maintiendrons bien évidemment le dispositif CAP Asso qui fait partie de la renommée de notre Région dans le monde associatif. Nous augmenterons de 30 % le budget actuel en cohérence avec l’importance du développement souhaité de l’ESS et du rôle des associations dans la conduite des projets liés à la transition écologique. 
 
Il y a une question récurrente qui devra trouver une réponse dans cette prochaine mandature. Dans l’esprit du dispositif, l’emploi créé finit par trouver une autonomie au bout de quelques années. Force est de constater que cela ne concerne pas toutes les activités associatives et que la dégressivité de l’aide, puis sa disparition n’a pour elles pas de sens. Nous distinguerons donc les CAP Asso qui relèvent de projets autonomes à terme, des CAP Asso qui relèvent d’une activité structurellement aidée, en toute transparence. C’est une réalité du fait du désengagement de l’Etat que nous assumons et encouragerons les autres régions à faire preuve de la même transparence afin de clarifier auprès de l’Etat les compétences tacites dévolues aux régions, sans pour autant les reconnaître.