Alimentation : bonne et accessible à tous

Cela fait cinquante ans que le remplissage du “caddy” en grande surface est devenu la norme de l’alimentation. Près de trois générations déjà… Ces grands-parents qui ont connu “autre chose” disparaissent peu à peu et, avec eux, la mémoire collective. “Autre chose”, mais c’était quoi ? C’était tout simplement de savoir qui a produit, et comment, ce qui est dans nos assiettes matin, midi et soir. Les aliments construisent notre santé jour après jour. Cette simplicité a disparu. Il est devenu impossible pour le consommateur lambda de savoir comment ont été produits et préparés les produits bruts et transformés qu’il achète sur rayon. Les étiquettes sont imprécises ou incompréhensibles, et c’est malheureusement conforme à la réglementation. En même temps, la conscience grandit chez le “consommateur lambda”. Il y a bien des effets à long terme sur la santé provoqués par la malbouffe.

Les candidat·e·s de Démocratie ÉcoLogique s’engagent pour une alimentation bonne, saine et accessible à tous !

Pourquoi ? Parce qu’il est inacceptable qu’une alimentation bonne et saine soit réservée seulement à une partie de la société. C’est ce qu’on appelle la “démocratie alimentaire”. Parce que le Bio ne doit pas être réservé aux “bo-bos”. Parce que des territoires vivants, ce sont des territoires qui ont un réseau de production et de transformation alimentaire riche et diversifié.

Parce qu’il est inacceptable de gaspiller un tiers de la nourriture produite et transformée tandis que les sollicitations de secours alimentaire ne cessent d’augmenter dans la population.

La Région est la collectivité qui peut porter la transformation du système alimentaire, en partenariat avec l’échelon communal. Nous mènerons la politique régionale permettant de passer d’un système hors sol, qui exclut les petits producteurs, appauvrit les territoires et dégrade la santé et l’environnement, à un système alimentaire territorial fondé sur la proximité, la diversification, l’agriculture biologique et l’accessibilité, en quantité et en prix, à tous.

Comment ? En soutenant les projets alimentaires de territoire. Ils permettent de recréer des liens économiques sur un même territoire entre producteurs, transformateurs et consommateurs (la restauration hors domicile et les familles). Le Comité citoyen jouera un rôle important pour retisser de nouveaux liens entre les acteurs, là où cinquante ans de spécialisation intensive et d’industrialisation financière ont isolé les producteurs, sectionné les cycles naturels et abîmé la biodiversité.

En encourageant les associations citoyennes pour l’alimentation : les associations de Maintient de l’Agriculture Paysanne (AMAP), les associations locales pour le développement de jardins partagés, les initiatives municipales liées à la préservation des terres agricoles, notamment en régie…

En un mot : L’alimentation est l’affaire de tous. Manger bien, sain, et juste c’est se reconnecter à la nature à travers celles et ceux qui la travaillent à proximité. Les produits ultra transformés de la grande industrie agro alimentaire se font désirer à coup de pub. À nous de faire désirer une alimentation plus simple et plus riche en nutriments qui développe l’économie locale et résout la précarité alimentaire. À chaque étape, la région est en capacité d’accompagner ce changement à travers des élus engagés.